Tout ce qui peut être imaginé est réel (Pablo Picasso)
Il serait temps de se convaincre qu'habiter en poète – dans son entreprise ou dans son « pays » - loin de constituer un projet passéiste est un projet réaliste, dont la « rentabilité » peut se mesurer à long terme. Si le bonheur n'a pas de prix, il peut s'avérer être un excellent vecteur d'économies ! ( 1 ) ( 2 ) ( 3 )
La stratégie de communication de MezzoLinele jeu-sérieux mais pas grave, mise en œuvre en coopération directe et permanente avec les usagers de la marque collective de certification MezzoLine, se distingue de manière radicale et délibérée de tout ce qui peut se faire dans le domaine du marketing et de la publicité. Elle repose uniquement sur l'appel à l'imagination poétique des personnes dont elle sollicite l'attention. C'est une invitation pour chacun à vivre ses rêves plutôt que de se contenter de rêver sa vie.
A tous les gens insensibles à cette manière de communiquer qui objecteraient que les enjeux politiques, financiers et entrepreneuriaux ne permettent pas de communiquer en poète, qu'il convient de rester sinistrement raisonnables, nous disons qu'ils font là un très mauvais calcul sur le plan économique lui-même et nous leur répondons en empruntant les mots écrits par Gilles Ivain en 1953 dans son rapport sur l'urbanisme (pièces numéro 103 et numéro 108 des Archives Situationnistes) qui constitua un élément décisif de la nouvelle orientation prise alors par l’avant-garde expérimentale, sous le titre « Formulaire pour un urbanisme nouveau » :
Cette objection économique ne résiste pas au premier coup d’œil : On sait que plus un lieu est réservé à la liberté de jeu, plus il influe sur le comportement et plus sa force d’attraction est grande. Le prestige immense de Monaco, de Las Vegas, en est la preuve. Et Reno, caricature de l’union libre. Pourtant il ne s’agit que de simples jeux d’argent. Cette première ville expérimentale vivrait largement sur un tourisme toléré et contrôlé. Les prochaines activités et productions d’avant-garde s’y concentreraient d’elles-mêmes. En quelques années elle deviendrait la capitale intellectuelle du monde, et serait partout reconnue comme telle.
Gilles Ivain proposait bien une nouvelle manière d'habiter, vivre, produire ensemble des formes nouvelles ; il en appelait à l'émergence d'une cité expérimentale dont nous posons aujourd'hui doucement mais fermement les fondements. C'est la Ville2, MezzoVille, doublement originale en raison de son histoire et de son approche de la géographie humaine du XXIème siècle : les activités économiques y seront harmonieusement réparties sur l'ensemble du territoire sans polarisation excessive autour d'une grande ville. Le maillage agricole y sera des plus denses, tant en nombre d'actifs qu'en nombre d'exploitations. Une véritable rurbanité s'y développera qui redonnera au milieu rural un dynamisme qui semblait disparaître ces dernières années au profit de l'écrasante VilleMonde, cet archipel mégalopolitain mondial (AMM), formé d'ensemble de villes qui contribuent à la direction du monde, créé pendant la deuxième moitié du XX° siècle.
L'argent, le pouvoir, la force ne suffiront pas, bien au contraire, à créer et à faire vivre cette cité nouvelle. Seuls les poètes ont le pouvoir de la faire naître c'est pourquoi nous avons choisi de communiquer uniquement sur des scénarios poïétiques et nous vous invitons tous aujourd'hui à découvrir le premier d'entre eux MezzoVoce qui contient à lui seul toutes les pistes que nous souhaitons explorer avec vous.