La discussion à ouvrir ici ne vise pas le fond du projet InterTest mais l'environnement de coopération à mettre en œuvre pour soutenir ce projet
Etat de l'art.
Depuis le début du 20ème siècle nous avons eu le développement et une progression en Suisse (Saussure), aux Etats-Unis (Searle puis Chomsky) et enfin en France (Benveniste puis Culioli) de l'analyse des trois niveaux dans l'expression humaine (grammaire et linguistique) puis intégration des signes (sémiotique) puis compréhension des phénomènes d'énonciation. La progresion de ce que l'on fait lorsque l'on communique.
L'apport de Chomsky en particulier a été très important. S'attachant à ce qui est exprimé (la "surface") il a cherché en extraire une logique structurée par une grammaire universelle (commune à tous les cerveaux humains). Son approche justifiait qu'elle se fasse dans n'importe quelle langue, et donc pourquoi pas l'anglais. Cette approche structuraliste s'est avérée peu à peu par trop sommaire, mais a très fortement influencé les langues formelles (informatique) et tout le monde numérique. Ainsi, lorsque Chomsky est venu à Paris l'année passée, il a eu droit dans le Monde a presque autant de place que les deux pages sur Louis Pouzin "l'homme qui n'a pas créé l'Internet".
La limite de cette approche se retrouve dans les difficultés que rencontre l'IETF et l'ICANN a pouvoir supporter la diversité linguistique, à commencer par les noms de domaine en langues locales : il faut dans un système en anglais non plus mettre des textes en français ou en chinois dans les enveloppes - ce qui ne pose pas trop de problème si le destinataire sait les lire; il faut aussi des adresses en français ou en chinois. Là le système anglo-centric (le "e-" voulant alors dire "English inside") patine et il faut aller plus profond - identifiant ce qui est sémantique et ce qui est numérique, et supportant le numérique par la couche OSI numérique de la présentation.
Il faut pouvoir l'implémenter auprés d'un milliard de sites et de serveurs. Elle retire à l'ICANN et aux USA toute capacité à un contrôle unilatéral.
Le leadership technique français dans la strate sémantique
Le point important est que l'école française (théorie des opérations de l'énonciation) se préoccupe de la construction du texte et non pas seulement de son analyse une fois exprimée. Et qu'elle est solidement documentée - la transposition au réseau est incroyable de parallisme et de complémentarité avec l'analyse architecturale du
MLTF.
Ceci permet un support bien plus simple du multilinguisme en ne confusant plus les niveaux. Mais ceci veut dire deux choses clé :
- que l'Internet peut être utilisé au même niveau que le langage pour échanger des idées non formellement exprimées lorsque ce n'est pas nécessaire. (la "réception des informations non-transmises" - définition de la mission du département de Jean-François (Jefsey) Morfin Tymnet Extended Services en 1985).
- que le coeur référentiel de l'Internet (IANA) peut être distribué (Multilingual Distributed Referentiel System) à tous, pour une bien meilleure interopérabilité basée sur une maitrise de chacun de son environnement personnel et de son contexte local et de son environnement global. Par exemple, chacun peut avoir son propre DNS, ses propres noms de domaine (étendus sous forme d'adresse sémantiques) en bien meilleur interopérabilité qu'avec le DNS actuel.
Ceci peut conduire à une réduction importante de l'entropie de communication (déperdition de l'efficacité de l'information, bande passante inefficace, pollution du message, etc.) et réclame un très large développement des réseaux de référentiels, ontologies, thésaurus, etc. domaine que l'AFNOR anime pour le monde au sein de l'ISO.
Il y a là un potentiel industriel et sociétal majeur pour la France et toute la francophonie (les Sénégalais, les Suisses et les Québéquois étant sur le podium pour le meilleur parler français), non pas en opposition à l'anglais, mais en coopération ou parfois coopétition (et sans doute le chinois et/ou japonais).
Tel est la raison pour laquelle nous cherchons actuellement à mobiliser des développeurs du libre pour développer le "médiateur" qui permettra le déploiement de test de l'Internet Multilingue et Sémantique dont le MLTF finalise les Drafts IETF - pas très simples :-))
Développement d'un filtre IP interactif temps réel
Il s'agit d'implementer la couche présentation à travers le test. Il sera supporté sur une base de type PF (programme permettant de monter un firewall, NAT, etc) et l'hypothèse a été avancée d'utiliser
Mioga2? pour coopérer sur ce développement. C'est une architecture souple (multimachine) de travail en commun hautement sécurisé par groupes de travail utilisé par le Gouvernement Français au niveau interministériel ("Même le Ministre sait s'en servir"). L'idée serait de l'étendre avec mail sérieux, wiki, générateur de plan documentaire, système d'enseignement cybernétique, etc. pour quoi TAP de JM Levy et reprendre des ides de Capucine pour en faire un smart serveur autonome personnel, d'association, mairie, etc. multilingue (d'où le choix d'
OpenBSD? pour la sécurité et une meilleure intégration de PF) sur lequel tester l'option de la couche présentation manquante à l'Internet.
D'autres hypothèses peuvent sans doute être avancées pour créer un tel environnement de développement...
cela se discute ici